A l’origine du projet ouestgo

 

 

A l’origine du projet ouestgo



Le sujet du covoiturage concerne toutes les échelles territoriales : commune, groupement de communes, département, région, chaque échelon du territoire recherchant des solutions de mobilité adaptées à ses enjeux.

Depuis le milieu des années 2000, ces différentes collectivités ont mis en œuvre une politique favorable au covoiturage fondée sur :
 
  • la création d’aires de covoiturage clairement identifiées à des points stratégiques des territoires,

  • la mise à disposition du public de sites internet favorisant la mise en relation des covoitureurs,

  • une communication active et des actions d’animation pour la promotion de la pratique du covoiturage.


  •  

L’ensemble de ces politiques rencontrent l’intérêt du public avec une fréquentation assidue des aires de covoiturage, des inscriptions continues sur les sites de mise en relation et un retour positif du public sur cette initiative des collectivités.

Mais malgré ces succès, la pratique reste très en deçà de son potentiel. Or, Chacun s’accorde à dire qu’il est primordial d’augmenter le nombre d’occupants par voiture si l’on veut limiter les problèmes de pollution et de congestion. Cependant, en l’absence de modèle économique viable, les offres privées en matière de covoiturage de proximité, sont souvent peu pérennes et concentrées sur le milieu urbain.
 
Face à ces constats, la Région Bretagne, le Département du Finistère, Rennes Métropole, Nantes Métropole, Brest Métropole, la CARENE St Nazaire Agglomération et l’Etat (DREAL Bretagne), soutenus par l’ADEME, portent collectivement depuis juin 2016 le projet ouestgo de développement d’une plateforme mutualisée et solidaire pour le covoiturage de proximité.
 
Ainsi, la plateforme ouestgo est :
 
  • publique, en l’absence d’un modèle économique pour le covoiturage quotidien, en lien avec les politiques publiques de transport et d’aménagement pour l’optimisation des infrastructures, mais aussi des politiques d’insertion, pour le retour à l’emploi via la mobilité,

  • mutualisée sur le Grand Ouest afin de partager les coûts de développement et de gestion, d’atteindre une masse critique de données pertinente et éviter la fragmentation des offres,

  • gratuite pour les utilisateurs afin de développer le covoiturage au quotidien, courte distance ou pour les publics en insertion,

  • conçue autour de fonctionnalités de réseau social pour que les utilisateurs puissent constituer des communautés et faire leur propre animation et communication en réseau,

  • pensée comme un outil d’animation pour les collectivités afin qu’elles puissent promouvoir la pratique, inciter au covoiturage selon leurs compétences et enjeux, et proposer la possibilité d’un service d’accompagnement personnalisé et humanisé à leur citoyens,

  • développée sous licence libre (opensource) pour qu’elle soit évolutive, collaborative, s’adapte aux nouvelles demandes et puisse être essaimée sur d’autres territoires,

  • interopérable avec les outils de transports publics pour permettre l’usage combiné des différents modes de transport et la complémentarité de l’offre.
 
Les collectivités visent ainsi à développer le covoiturage de proximité dans une perspective d’aménagement, de développement durable et de cohésion sociale des territoires en :

  • fournissant une offre de transport complémentaire là où les réseaux de transports collectifs ne peuvent pas être développés pour les déplacements de proximité

  • agissant pour un aménagement et un développement durable du territoire (attractivité du territoire) en favorisant la pratique du covoiturage à l’échelle locale et sur la part essentielle des déplacements (déplacements du quotidien et déplacements aux heures de pointe)

  • agissant pour la cohésion sociale en proposant des solutions de mobilité inclusives (gratuité, visibilité) qui offrent des solutions de déplacements aux personnes éloignées de la mobilité (personnes âgées, personnes en situation d’exclusion, jeunes, clientèle non solvable pour les services marchands)